Le dépistage organisé du cancer du col de l'utérus s'arrête à 65 ans en France. Après des années de dépistage régulier et normal, le risque de développer ce cancer diminue fortement. Mais qu'en est-il du remboursement si vous avez besoin d'un frottis après cet âge ? Et dans quelles situations cet examen reste-t-il nécessaire ? On fait le point.


Sommaire
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Oui, le programme national de dépistage du cancer du col de l'utérus concerne les femmes de 25 à 65 ans. Après 65 ans, le frottis n'est plus systématiquement recommandé ni remboursé par l'Assurance maladie dans le cadre du dépistage organisé, sauf situations particulières ou absence de dépistage antérieur.
Le programme national de dépistage suit un calendrier précis :
De 25 à 29 ans : un frottis cervico-utérin (examen cytologique) tous les 3 ans, après deux premiers frottis normaux réalisés à un an d'intervalle.
De 30 à 65 ans : un test HPV (recherche du papillomavirus humain) tous les 5 ans. Ce test détecte la présence du virus HPV, responsable de la quasi-totalité des cancers du col de l'utérus.
Après 65 ans : arrêt du dépistage systématique si les examens précédents étaient normaux.
Cette recommandation s'appuie sur plusieurs éléments médicaux :
L'évolution lente du cancer du col. Entre l'infection par le virus HPV et l'apparition d'un cancer, il s'écoule généralement 10 à 15 ans. Si vos dépistages ont été réguliers et normaux jusqu'à 65 ans, le risque qu'un cancer se développe ensuite est très faible.
Le rapport bénéfice-risque. Après 65 ans, poursuivre le dépistage systématique présente moins d'intérêt médical lorsque les examens antérieurs ont été réguliers et normaux. Les autorités de santé privilégient alors un suivi ciblé selon les situations individuelles.
Les modifications liées à la ménopause. Après la ménopause, les tissus du col de l'utérus se modifient naturellement, ce qui peut rendre l'interprétation des frottis plus complexe.
Les données épidémiologiques. Selon l'Institut National du Cancer, chez les femmes régulièrement dépistées jusqu'à 65 ans avec des résultats normaux, l'incidence du cancer du col après cet âge est extrêmement faible.
Le cancer du col de l'utérus fait partie des rares cancers qu'on peut prévenir grâce au dépistage. Les examens réguliers permettent de détecter les lésions précancéreuses avant qu'elles n'évoluent en cancer.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : selon Santé Publique France, environ 90% des cancers du col de l'utérus pourraient être évités grâce à un dépistage régulier. Lorsqu'il est détecté à un stade précoce, le taux de survie à 5 ans dépasse 90%.
Pourtant, ce cancer cause encore environ 800 décès par an en France, en grande partie parce que certaines femmes ne sont pas dépistées.
Un seul frottis dans sa vie ne suffit pas. C'est la régularité du dépistage qui offre une vraie protection.
Pourquoi cette fréquence de 3 à 5 ans selon l'âge ? Parce qu'elle correspond au temps d'évolution des lésions. Un examen isolé peut passer à côté d'une infection HPV récente ou d'une lésion débutante. En revanche, des examens espacés de quelques années permettent de suivre l'évolution et de repérer toute anomalie.
Selon les données de Santé Publique France, une part importante des femmes de 25 à 65 ans ne réalise pas de dépistage dans les délais recommandés. Cette sous-participation explique que de nombreux cancers du col soient encore diagnostiqués à un stade avancé.
Si vous avez entre 25 et 65 ans et que votre dernier frottis date de plus de 3 ans, c'est le moment de prendre rendez-vous. Votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme peuvent réaliser cet examen.
Si vous approchez de 65 ans et que votre dernier dépistage remonte à plusieurs années, il est conseillé d'effectuer un rattrapage avant cette échéance.
Des dépistages réguliers et normaux jusqu'à 65 ans vous permettent d'aborder l'après 65 ans avec sérénité. Vous savez que vous avez été bien suivie et que le risque de développer un cancer du col est désormais très faible.
Chez Alan, vos consultations gynécologiques et examens de dépistage sont pris en charge selon votre contrat. Vous pouvez vérifier vos garanties directement dans votre espace membre.
Si le dépistage systématique s'arrête à 65 ans, le frottis reste possible et même recommandé dans certaines situations spécifiques.
Vous n'avez jamais fait de frottis ou votre dernier examen remonte à plus de 10 ans avant vos 65 ans ? Un dépistage de rattrapage peut être proposé, même après 65 ans.
Dans ce cas, consultez votre médecin traitant ou votre gynécologue. Il évaluera votre situation et pourra vous prescrire un frottis si nécessaire. Cet examen sera alors remboursé par l'Assurance maladie à hauteur de 70% de la base de remboursement, votre mutuelle complétant généralement les 30% restants.
Le frottis après 65 ans reste indiqué dans plusieurs situations :
Symptômes gynécologiques anormaux. Saignements vaginaux (même légers) après la ménopause, pertes inhabituelles, douleurs pelviennes ou inconfort persistant : ces symptômes justifient une consultation et potentiellement un frottis, quel que soit votre âge.
Antécédents de lésions précancéreuses. Si vous avez eu des lésions du col de l'utérus (dysplasie, CIN) par le passé, même traitées, un suivi prolongé au-delà de 65 ans peut être recommandé par votre médecin.
Immunodépression. Les femmes dont le système immunitaire est affaibli (infection par le VIH, traitements immunosuppresseurs, transplantation d'organe) ont un risque plus élevé de cancer du col. Un suivi spécifique, y compris après 65 ans, est alors nécessaire.
Exposition au Distilbène (DES) in utero. Les femmes dont la mère a pris du DES pendant la grossesse nécessitent un suivi gynécologique particulier tout au long de leur vie.
Dans toutes ces situations, le frottis prescrit par votre médecin sera remboursé par l'Assurance maladie et votre mutuelle.
Il faut bien distinguer le dépistage systématique du cancer du col de l'utérus (qui s'arrête à 65 ans) et le suivi gynécologique général (qui reste important toute la vie).
Après 65 ans, il est conseillé de continuer à consulter régulièrement un gynécologue ou votre médecin traitant pour :
Ces consultations restent remboursées par l'Assurance maladie dans le cadre du parcours de soins coordonnés.
Le niveau de remboursement dépend de votre situation :
| Complément | Bénéfice principal | Pour qui ? | Précautions |
|---|---|---|---|
| Vitamine D | Système nerveux et énergie | Tous les seniors, surtout après 70 ans | Respecter les dosages (risque de toxicité) |
| Vitamine B12 | Système nerveux et énergie | Après 60 ans, surtout si IPP | Bilan sanguin recommandé |
| Calcium | Prévention ostéoporose | Ostéoporose, faible consommation laitière | Toujours associer à vitamine D, risque cardiovasculaire si excès |
| Oméga-3 | Cœur et cerveau | Quand on consomme peu de poissons gras | Attention si anticoagulants (à forte dose) |
| Magnésium | Fatigue, crampes, sommeil | Si on a des crampes nocturnes ou de la fatigue chronique | Interactions médicamenteuses possibles |
| Protéines | Maintien de la masse musculaire | Perte d'appétit, dénutrition | Surveillance si insuffisance rénale |
| Probiotiques | Transit et immunité | Troubles digestifs, post-antibiotiques | Choisir des souches adaptées |
Le prélèvement cervico-utérin est pris en charge à 70% sur la base du tarif conventionnel par l'Assurance maladie sur prescription médicale. Dans le cadre du dépistage organisé (jusqu'à 65 ans), l'analyse du test est prise en charge à 100% par l'Assurance maladie sans avance de frais, sur présentation de l'invitation.
Une participation forfaitaire de 1 euro s'applique généralement aux consultations et examens médicaux.
En cas de dépassements d'honoraires (médecin de secteur 2), ces dépassements restent à votre charge ou sont pris en charge par votre mutuelle selon votre contrat.
Votre mutuelle santé complète généralement le remboursement de l'Assurance maladie en prenant en charge tout ou partie du ticket modérateur (les 30% restants).
Après 65 ans, il est important de vérifier vos garanties, notamment concernant :
Quel que soit votre âge, Alan vous accompagne dans votre suivi gynécologique. Vos consultations chez le gynécologue sont remboursées dans le cadre du parcours de soins coordonnés. Les examens prescrits (frottis, échographies, mammographies) sont également pris en charge selon les bases de remboursement de l'Assurance maladie, complétées par votre mutuelle Alan.
Pour les retraités, notre offre propose des garanties renforcées sur les consultations spécialistes et les dépassements d'honoraires, particulièrement utiles pour le suivi médical régulier. Vous pouvez consulter vos garanties détaillées directement dans votre espace membre ou contacter notre équipe si vous avez des questions.
Votre situation personnelle détermine la conduite à tenir :
1. Vous avez été régulièrement dépistée jusqu'à 65 ans, avec des résultats normaux
Pas d'inquiétude. Le risque de développer un cancer du col de l'utérus est désormais très faible. Vous n'avez pas besoin de frottis systématique, mais continuez votre suivi gynécologique pour les autres aspects de votre santé.
2. Vous n'avez jamais été dépistée, ou votre dernier dépistage date de plus de 10 ans
Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant ou votre gynécologue. Il évaluera votre situation et pourra vous proposer un dépistage de rattrapage si nécessaire.
3. Vous présentez des symptômes gynécologiques
Consultez rapidement. Saignements après la ménopause, pertes inhabituelles ou douleurs pelviennes ne sont jamais normaux. Votre médecin pourra prescrire un frottis ou d'autres examens (échographie, colposcopie). Ces examens seront remboursés par l'Assurance maladie et votre mutuelle.
4. Vous avez des antécédents de lésions du col ou une pathologie particulière
Suivez les recommandations de votre médecin spécialiste. Un suivi prolongé au-delà de 65 ans peut être justifié dans votre cas.
Conseil pratique : avec votre mutuelle Alan, vous bénéficiez du tiers payant sur la part Sécurité sociale et mutuelle chez de nombreux praticiens. N'hésitez pas à vérifier sur votre espace membre ou à contacter votre médecin pour connaître ses modalités de paiement.
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Les remboursements sont généralement rapides : - **Sécurité sociale** : 5 à 7 jours après transmission de la feuille de soins - **Mutuelle** : 3 à 5 jours supplémentaires si elle est reliée au système NOEMIE (transmission automatique) Et si vous êtes membres Alan, vous êtes remboursés **dès réception des informations, souvent avant même le remboursement de la Sécu**. Dans 90 % des cas, les remboursements sont traités en moins de 24 heures.
Non, l'opération de la cataracte se fait toujours **un œil à la fois**. Si les deux yeux sont touchés, les interventions sont espacées de plusieurs semaines (généralement 2 à 6 semaines) pour permettre au premier œil de cicatriser complètement. Cette précaution évite les complications et permet au chirurgien d'ajuster éventuellement la technique pour le second œil en fonction des résultats du premier.
Oui, votre mutuelle rembourse quoi qu'il arrive. En revanche, **l'Assurance maladie appliquera une pénalité** si vous n'avez pas respecté le parcours de soins coordonnés : - Remboursement réduit de 70 % à 30 % sur certains actes - Majoration du ticket modérateur Pour l'opération de la cataracte, il est donc fortement recommandé de consulter d'abord votre médecin traitant qui vous orientera vers un ophtalmologue, puis vers un chirurgien.
Il n'existe pas de "meilleure mutuelle" universelle, mais plutôt une mutuelle adaptée à vos besoins. Pour être bien couvert pour une opération de la cataracte, vérifiez ces points : Les critères essentiels : Niveau de garanties optiques élevé (minimum 300 %, idéalement 400-500 %) Bonne prise en charge des dépassements d'honoraires Couverture du forfait hospitalier à 100 % Remboursement des implants premium si vous envisagez cette option Les mutuelles seniors proposent généralement des garanties optiques renforcées, adaptées aux besoins liés à la cataracte.
Mis à jour le 16/02/2026
Publié le 12/02/2026
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