Vitamine D, vitamine B12, calcium, oméga-3... Les compléments alimentaires peuvent être utiles après 60 ans, car l'organisme absorbe moins bien les nutriments avec l'âge. Mais attention : ils ne remplacent en aucun cas une alimentation équilibrée et nécessitent un avis médical, surtout si vous prenez déjà des médicaments. Faire le bon choix, c'est d'abord comprendre vos besoins réels.


Sommaire
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Avec l'âge, plusieurs facteurs augmentent le risque de carences nutritionnelles chez les seniors.
La diminution de l'appétit est l'un des premiers signaux. On mange moins, on grignote davantage, et les repas deviennent parfois moins variés. Résultat : les apports nutritionnels diminuent naturellement.
L'absorption intestinale se fait moins bien. Même si vous mangez équilibré, votre organisme assimile moins efficacement les nutriments. La production d'acide gastrique diminue, ce qui complique l'absorption de certaines vitamines comme la B12.
L'exposition au soleil se réduit. Moins de sorties, moins d'activités en extérieur : la synthèse naturelle de vitamine D par la peau baisse significativement. Or, cette vitamine est essentielle pour la santé osseuse et le système immunitaire.
La polymédication interfère avec l'absorption des nutriments. Certains médicaments bloquent ou réduisent l'assimilation de vitamines et minéraux. Par exemple, les IPP (inhibiteurs de la pompe à protons) prescrits contre les reflux gastriques diminuent l'absorption de la vitamine B12 et du magnésium.
Les changements physiologiques liés au vieillissement (réduction de la masse musculaire, modification du métabolisme) augmentent les besoins en protéines et certains micronutriments, alors même que les apports diminuent.
Ces facteurs cumulés expliquent pourquoi les compléments alimentaires peuvent devenir nécessaires chez les personnes âgées. Mais pas n'importe comment.
Tous les compléments ne se valent pas. Voici ceux qui sont le plus souvent conseillés après 60 ans, et surtout pourquoi.
Pourquoi elle est importante : La vitamine D joue un rôle clé dans l'absorption du calcium et la santé osseuse. Elle renforce aussi le système immunitaire. Problème : après 60 ans, la peau synthétise beaucoup moins de vitamine D, même avec une exposition au soleil.
Pour qui ? Pratiquement tous les seniors sont concernés, surtout en hiver et dans les régions peu ensoleillées. Les personnes à peau foncée, celles qui sortent peu ou qui vivent en institution sont particulièrement à risque.
Dosage recommandé : Entre 800 et 1000 UI par jour pour les personnes de 70 ans et plus, mais un bilan sanguin permet d'adapter la dose. Ne jamais dépasser les recommandations sans avis médical : un surdosage peut être toxique.
Sources alimentaires : Poissons gras (saumon, maquereau, sardines), jaune d'œuf, produits laitiers enrichis. Mais l'alimentation seule ne suffit généralement pas.
Pourquoi elle est importante : La vitamine B12 est essentielle pour le système nerveux, la production de globules rouges et les fonctions cognitives. Avec l'âge, la production d'acide gastrique diminue, ce qui complique son absorption.
Signes de carence : Fatigue chronique, faiblesse musculaire, troubles de la mémoire, fourmillements dans les mains ou les pieds. Ces symptômes sont souvent confondus avec le vieillissement normal, d'où l'importance du dépistage.
Pour qui ? Les personnes de plus de 60 ans (surtout après 70 ans), celles qui prennent des IPP ou des antidiabétiques (metformine), et les végétariens ou végétaliens.
Sources alimentaires : Viande, poisson, œufs, produits laitiers. Les végétaux n'en contiennent pas naturellement.
Pourquoi il est important : Le calcium est indispensable pour maintenir la densité osseuse et prévenir l'ostéoporose. Après la ménopause chez les femmes, et après 65 ans chez les hommes, les besoins augmentent.
Précaution majeure : Le calcium doit toujours être associé à la vitamine D pour être bien absorbé. Attention aussi : une supplémentation excessive peut augmenter le risque cardiovasculaire. Ne jamais s'automédicamenter.
Pour qui ? Les personnes diagnostiquées avec une ostéoporose ou une ostéopénie, celles qui consomment peu de produits laitiers.
Sources alimentaires : Produits laitiers, eaux minérales riches en calcium, légumes verts (brocolis, choux), amandes, sardines.
Pourquoi ils sont importants : Les oméga-3 (EPA et DHA) protègent le système cardiovasculaire, soutiennent les fonctions cognitives et réduisent l'inflammation chronique. Des études suggèrent qu'ils pourraient ralentir le déclin cognitif.
Pour qui ? Les personnes qui consomment peu de poissons gras (moins de deux fois par semaine), celles à risque cardiovasculaire ou présentant des troubles cognitifs débutants.
Sources alimentaires : Poissons gras (saumon, hareng, sardines, maquereau), huile de colza, noix, graines de lin. Privilégier l'alimentation avant les compléments.
Pourquoi il est important : Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques. Il aide à réduire la fatigue, améliore le sommeil, limite les crampes musculaires et soutient la santé cardiovasculaire.
Pour qui ? Les personnes qui souffrent de crampes nocturnes, de fatigue persistante, de troubles du sommeil ou de constipation chronique.
Attention aux interactions : Le magnésium peut interagir avec certains médicaments (diurétiques, antibiotiques). Toujours en parler à votre médecin.
Sources alimentaires : Fruits secs (amandes, noix), légumineuses, chocolat noir, céréales complètes, bananes.
Pourquoi elles sont importantes : Avec l'âge, la masse musculaire diminue (sarcopénie). Les besoins en protéines augmentent pour maintenir la force musculaire et prévenir la dénutrition.
Pour qui ? Les personnes qui perdent du poids involontairement, celles qui ont peu d'appétit, qui sortent d'une hospitalisation ou qui sont convalescentes. Les compléments hyperprotéinés (poudres, boissons) sont une solution pratique.
Précaution : En cas de maladie rénale, la supplémentation protéinée doit être encadrée médicalement.
Sources alimentaires : Viande, poisson, œufs, produits laitiers, légumineuses. Viser 1 à 1,2 g de protéines par kilo de poids corporel par jour.
Pourquoi ils sont importants : Les probiotiques soutiennent l'équilibre de la flore intestinale (microbiote), renforcent l'immunité et améliorent le transit. Avec l'âge, la diversité du microbiote diminue.
Pour qui ? Les personnes qui souffrent de troubles digestifs (ballonnements, constipation), après une cure d'antibiotiques, ou en cas d'infections à répétition.
Sources alimentaires : Yaourts, kéfir, choucroute, miso, kombucha. Les compléments contiennent des souches spécifiques à doses concentrées.
| Complément | Bénéfice principal | Pour qui ? | Précautions |
|---|---|---|---|
| Vitamine D | Système nerveux et énergie | Tous les seniors, surtout après 70 ans | Respecter les dosages (risque de toxicité) |
| Vitamine B12 | Système nerveux et énergie | Après 60 ans, surtout si IPP | Bilan sanguin recommandé |
| Calcium | Prévention ostéoporose | Ostéoporose, faible consommation laitière | Toujours associer à vitamine D, risque cardiovasculaire si excès |
| Oméga-3 | Cœur et cerveau | Quand on consomme peu de poissons gras | Attention si anticoagulants (à forte dose) |
| Magnésium | Fatigue, crampes, sommeil | Si on a des crampes nocturnes ou de la fatigue chronique | Interactions médicamenteuses possibles |
| Protéines | Maintien de la masse musculaire | Perte d'appétit, dénutrition | Surveillance si insuffisance rénale |
| Probiotiques | Transit et immunité | Troubles digestifs, post-antibiotiques | Choisir des souches adaptées |
Prendre des compléments alimentaires ne s'improvise pas, surtout après 60 ans. Voici les règles d'or pour une supplémentation en toute sécurité.
Avant de commencer toute supplémentation, parlez-en à votre médecin traitant ou à un pharmacien. C'est la base.
Un bilan sanguin permet d'identifier les vraies carences. Inutile de se supplémenter "au cas où". Une prise de sang révèle précisément vos niveaux de vitamine D, B12, fer, magnésium, etc. Avec Alan, les analyses biologiques prescrites par votre médecin et remboursées par la Sécurité sociale sont prises en charge, ce qui facilite un diagnostic précis.
Votre médecin prend en compte vos traitements en cours. Certains médicaments interagissent avec les compléments. Il adapte aussi les dosages en fonction de votre fonction rénale et hépatique, qui peuvent évoluer avec l'âge.
Un accompagnement nutritionnel peut être utile. Avant d'envisager des compléments, un nutritionniste peut vous aider à rééquilibrer votre alimentation. Alan propose un accompagnement par des nutritionnistes et rembourse les consultations diététiciennes via un forfait annuel (jusqu'à 75€ selon votre garantie), ainsi que les consultations chez le médecin nutritionniste.
La polymédication (prendre plusieurs médicaments) est fréquente après 60 ans. Les compléments peuvent interagir avec ces traitements, parfois de façon dangereuse.
Exemples d'interactions à connaître :
Règle d'or : Signalez tous vos compléments alimentaires à votre médecin et à votre pharmacien. Ils doivent figurer sur votre liste de médicaments.
"Naturel" ne veut pas dire "sans risque". Les vitamines et minéraux peuvent être toxiques à haute dose.
Les vitamines liposolubles (A, D, E, K) s'accumulent dans l'organisme. Contrairement aux vitamines hydrosolubles (vitamines du groupe B, vitamine C) qui sont éliminées par les urines, elles peuvent atteindre des niveaux toxiques en cas de surdosage.
Ne cumulez pas plusieurs compléments sans avis médical. Certains produits contiennent les mêmes nutriments. En les additionnant, vous risquez de dépasser les doses recommandées sans vous en rendre compte.
Respectez les posologies indiquées. Plus n'est pas mieux. Un excès de calcium peut favoriser des calculs rénaux et des problèmes cardiovasculaires. Un excès de fer peut endommager le foie.
Tous les compléments alimentaires ne se valent pas. La qualité et la sécurité varient énormément.
Privilégiez les circuits fiables : pharmacies, parapharmacies, sites agréés. Méfiez-vous des achats en ligne non sécurisés ou des produits vendus sans informations claires sur leur composition.
Vérifiez les labels et certifications : Recherchez les produits conformes aux normes européennes (EFSA), avec des labels reconnus. Lisez la liste des ingrédients et évitez les produits avec trop d'additifs.
Demandez conseil à votre pharmacien. Il peut vous orienter vers des marques de qualité et vérifier les interactions avec vos médicaments.
Non. Et c'est peut-être l'information la plus importante de cet article.
Les compléments alimentaires sont, comme leur nom l'indique, un complément. Ils interviennent quand l'alimentation ne suffit pas à couvrir vos besoins. Mais ils ne remplacent jamais une alimentation variée et équilibrée.
L'alimentation apporte bien plus que des vitamines et minéraux. Elle fournit des fibres, des antioxydants, des composés bioactifs que les compléments ne peuvent reproduire. Une orange entière vaut mieux qu'un comprimé de vitamine C.
L'organisme assimile mieux les nutriments issus des aliments. La biodisponibilité (capacité d'absorption) est souvent supérieure dans l'alimentation naturelle.
Une alimentation équilibrée protège globalement votre santé. Elle réduit les risques de maladies chroniques (diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires) bien au-delà de ce que peuvent faire les compléments.
Avant de penser aux compléments, voici les fondamentaux d'une alimentation adaptée après 60 ans :
Certaines situations justifient de se tourner vers les compléments alimentaires. Voici les principaux signaux d'alerte.
Perte d'appétit persistante : Vous mangez moins qu'avant, sans raison apparente. Les portions diminuent, certains repas sont sautés. Sur la durée, cela crée des carences.
Perte de poids involontaire : Vous perdez du poids sans faire de régime. C'est un signe de dénutrition qui nécessite une consultation rapide.
Fatigue chronique malgré le repos : Une fatigue qui persiste, qui ne s'améliore pas avec le sommeil, peut indiquer une carence en fer, vitamine B12 ou vitamine D.
Isolement social ou difficulté à préparer des repas : Vivre seul, avoir des difficultés à faire les courses ou à cuisiner augmente le risque de monotonie alimentaire et de carences.
Régime alimentaire restrictif : Régime végétalien, allergies alimentaires multiples, intolérances. Ces régimes augmentent le risque de carences spécifiques.
Après un diagnostic médical de carence : Une prise de sang révèle une carence avérée. La supplémentation devient alors nécessaire, sous contrôle médical.
Convalescence ou sortie d'hospitalisation : Après une maladie, une opération, une fracture. L'organisme a besoin de nutriments supplémentaires pour se rétablir.
Dans tous ces cas, consultez votre médecin. Un bilan sanguin permet d'identifier les carences réelles avant de vous supplémenter. Avec Alan, les analyses biologiques prescrites par votre médecin et remboursées par la Sécurité sociale sont prises en charge pour un diagnostic précis et adapté.
Besoin d'un accompagnement personnalisé ? Avec Alan, vous bénéficiez d'un accès à des nutritionnistes et d'une prise en charge des bilans sanguins pour identifier vos besoins réels. Parce que bien vieillir commence par bien se nourrir. Découvrez notre assurance santé adaptée au senior.
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre médecin avant de débuter une supplémentation.
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Mis à jour le 16/02/2026
Publié le 16/02/2026
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