Bonne nouvelle : en tant que freelance, vous avez droit au congé paternité au même titre qu'un salarié. Concrètement, vous pouvez prendre 25 jours calendaires (32 jours en cas de naissances multiples) et percevoir une indemnité journalière de 65,84€, à condition de justifier de 6 mois d'affiliation à la Sécurité sociale et de cesser totalement votre activité pendant cette période. On vous explique tout ce qu'il faut savoir pour en profiter sereinement.

Sommaire
Vous recherchez une assurance santé ?
Durée du congé : 25 jours calendaires pour une naissance simple, 32 jours pour des naissances multiples
Montant de l'indemnité : 65,84€ par jour en 2026 (si revenus annuels moyens ≥ 4 806 €)
Condition principale : 6 mois d'affiliation à la date présumée d'accouchement
Obligation : Cessation totale de votre activité professionnelle pendant le congé
Fractionnement : Possible en 3 blocs de 5 jours minimum pour la partie facultative
Démarches : Demande auprès de la CPAM ou de la SSI au moins 1 mois avant
Oui, absolument. Le congé paternité et d'accueil de l'enfant concerne tous les travailleurs indépendants, quel que soit leur statut juridique. Vous êtes donc éligible si vous êtes :
Ce droit s'applique que vous soyez le père biologique de l'enfant, le conjoint, le partenaire de PACS ou le concubin de la mère. En d'autres termes, c'est le second parent qui peut en bénéficier, quel que soit son genre ou son statut marital.
Contrairement aux salariés qui bénéficient de 3 jours de congé naissance prévus par le Code du travail, les indépendants n'y ont pas droit. Votre congé paternité commence directement avec la période obligatoire de 4 jours, suivie de la période facultative de 21 jours.
En tant que freelance, vous devez aussi gérer vous-même toutes les démarches administratives. Personne ne le fera à votre place, contrairement aux salariés dont l'employeur s'occupe d'une partie des formalités. C'est là que la complexité peut vite devenir pesante, surtout quand on attend un enfant.

Votre mutuelle santé est-elle trop chère ?
En 48h, on compare votre contrat avec nos meilleures offres et on vous montre en toute transparence ce qui marche et ce qui manque. Gratuit, sans engagement.
Depuis le 1er juillet 2021, la durée du congé paternité a été allongée. Vous avez droit à 25 jours calendaires pour une naissance simple et 32 jours pour une naissance multiple (jumeaux, triplés...).
Ce congé se découpe en deux périodes distinctes :
Période 1 (obligatoire) : 4 jours à prendre immédiatement dès la naissance de l'enfant. Cette période n'est pas fractionnable et vous devez cesser toute activité professionnelle.
Période 2 (facultative) : 21 jours (ou 28 jours pour une naissance multiple) à prendre dans les 6 mois suivant la naissance. Cette période peut être fractionnée en trois blocs d'au moins 5 jours consécutifs chacun.
Attention : passé le délai de 6 mois après la naissance, le droit au congé est définitivement perdu. Il n'y a pas de report possible.
Le fractionnement de la seconde période est particulièrement intéressant quand on est indépendant. Vous pouvez par exemple prendre 7 jours à la naissance pour les premiers moments avec bébé, puis deux autres blocs plus tard pour des rendez-vous médicaux ou simplement pour souffler.
Cela vous permet de concilier votre rôle de parent avec vos engagements professionnels et d'honorer les projets en cours avec vos clients. Une flexibilité bienvenue quand votre chiffre d'affaires dépend directement de votre présence.
L'indemnité journalière versée par l'Assurance maladie est forfaitaire pour les indépendants, contrairement aux salariés dont l'indemnité est calculée sur le salaire. Le montant est fixe et revalorisé chaque 1er janvier.
Au 1er janvier 2026, l'indemnité journalière s'élève à 65,84€ par jour. Ce montant correspond à 1/730 du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), qui est de 48 060€ en 2026.
Pour un congé paternité complet de 25 jours, vous percevrez donc environ 1 646€ au total. Pour 32 jours (naissances multiples), cela représente environ 2 107€.
Cette indemnité est versée sans délai de carence, y compris les week-ends et jours fériés. Elle est soumise à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (CSG à 6,2% et CRDS à 0,5%).
Pour percevoir l'indemnité à taux plein, vos revenus annuels moyens sur les 3 dernières années doivent être supérieurs ou égaux à 4 806€ (soit 10% du PASS).
Si vos revenus sont inférieurs à ce seuil, l'indemnité journalière est réduite à 10% du montant habituel, soit environ 6,58€ par jour. Un montant symbolique qui ne couvrira évidemment pas vos besoins.
| Revenus annuels moyens (3 dernières années) | Indemnité journalière 2026 | Total pour 25 jours |
|---|---|---|
| ≥ 4 806€ (taux plein) | 65,84€ | 1 646€ |
| < 4 806€ (taux réduit) | 6,58€ | 165€ |
Pour un auto-entrepreneur, le revenu annuel net correspond à votre chiffre d'affaires déclaré, après déduction d'un abattement forfaitaire qui varie selon votre activité :
Exemple : Si vous êtes consultant avec un chiffre d'affaires de 30 000€, votre revenu net après abattement de 50% est de 15 000€. Vous êtes donc largement au-dessus du seuil de 4 806€ et toucherez l'indemnité à taux plein.
Pour les professions libérales, artisans et commerçants au régime réel, le calcul se base sur le revenu annuel moyen déclaré des 3 années civiles précédentes.
Deux conditions cumulatives sont requises pour toucher les indemnités journalières.
Vous devez justifier d'au moins 6 mois d'affiliation à la Sécurité sociale au titre d'une activité indépendante, calculés à la date présumée de l'accouchement (et non la date réelle).
Attention piège : Si vous créez votre activité le 1er mars pour une naissance prévue le 1er septembre, vous êtes pile à 6 mois. Mais en cas d'accouchement prématuré en août, vous perdez vos droits. Prévoyez une marge de sécurité d'au moins un mois.
Si vous n'atteignez pas les 6 mois d'activité indépendante, vous pouvez tout de même être éligible si vous justifiez d'une activité salariée ou du versement d'allocations chômage juste avant, à condition qu'il n'y ait pas eu d'interruption entre ces activités.
Vous devez interrompre complètement votre activité professionnelle pendant la durée du congé. Pas de facturation, pas de mission, pas de travail à temps partiel.
Cette cessation doit être attestée sur l'honneur dans votre demande auprès de la CPAM ou de la SSI. Si vous êtes pris en flagrant délit de travail pendant votre congé, vous risquez de devoir rembourser les indemnités perçues.
Vous devez également être à jour dans le paiement de vos cotisations sociales. Si vous avez des retards de paiement, régularisez votre situation avant de faire votre demande.
En tant que freelance, vous devez gérer vous-même l'intégralité des démarches administratives. Pas d'employeur pour s'en charger à votre place. Voici comment procéder.
Pour constituer votre dossier, vous aurez besoin de :
1. Une déclaration sur l'honneur attestant :
2. Un justificatif de naissance ou d'adoption :
3. Un acte de reconnaissance de l'enfant (si vous êtes le père et que la reconnaissance n'apparaît pas sur l'acte de naissance)
4. Un justificatif de lien avec la mère (si vous n'êtes pas le père biologique) :
Selon votre régime de Sécurité sociale :
CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) : pour les auto-entrepreneurs et certaines professions libérales relevant du régime général
SSI (Sécurité sociale des indépendants) : pour les artisans, commerçants et la majorité des professions libérales
MSA (Mutualité sociale agricole) : pour les exploitants agricoles
Si vous avez un doute sur votre caisse de rattachement, connectez-vous à votre espace personnel sur ameli.fr ou contactez directement votre organisme.
Étape 1 : Rassemblez tous les justificatifs nécessaires (voir liste ci-dessus)
Étape 2 : Rédigez votre déclaration sur l'honneur avec toutes les informations requises
Étape 3 : Envoyez votre demande par courrier recommandé avec accusé de réception à votre caisse au moins 1 mois avant la date prévue du congé
Étape 4 : Attendez l'accusé de réception de votre organisme qui confirmera le traitement de votre demande
Étape 5 : Cessez totalement votre activité pendant la durée du congé déclarée
Étape 6 : Vos indemnités seront versées sous quelques semaines (généralement 2 à 4 semaines après la fin du congé)
Conseil : Anticipez les délais. Les organismes peuvent mettre plusieurs semaines à traiter votre dossier. N'attendez pas la dernière minute.
Certaines situations méritent une attention particulière.
Quand vous travaillez avec plusieurs clients en parallèle, l'arrivée d'un enfant et la prise d'un congé paternité nécessitent une vraie organisation.
Informez vos clients à l'avance : Prévenez-les dès que possible de votre indisponibilité prochaine. Plus vous anticipez, plus ils pourront s'organiser de leur côté.
Préparez vos livrables en avance : Dans la mesure du possible, finalisez les projets en cours avant votre congé ou négociez des délais de livraison décalés.
Envisagez la délégation : Si certaines missions ne peuvent pas attendre, vous pouvez faire appel à un confrère de confiance pour assurer la continuité. Pensez à bien formaliser cette collaboration.
Mettez en place un message d'absence : Sur vos emails, votre site web et vos réseaux professionnels, indiquez clairement vos dates d'indisponibilité et une date de retour.
Chez Alan, on sait que gérer son activité freelance tout en préparant l'arrivée d'un enfant peut être stressant. C'est pourquoi notre assurance santé TNS se souscrit en 5 minutes chrono, sans paperasse. Vous gagnez un temps précieux pour vous concentrer sur ce qui compte vraiment.
Si vous cumulez une activité salariée et une activité indépendante, vous ne pouvez pas bénéficier de deux congés paternité. Vous devez choisir sous quel régime vous souhaitez prendre votre congé.
Comment choisir ? Comparez les montants d'indemnisation :
Dans la majorité des cas, le congé paternité salarié est plus avantageux financièrement. Mais vous devrez tout de même cesser votre activité indépendante pendant cette période.
Démarches : Si vous optez pour le congé paternité salarié, informez votre employeur. Si vous choisissez le régime indépendant, suivez les démarches décrites plus haut auprès de votre CPAM ou SSI.
Si vous êtes freelance depuis moins de trois ans, vos revenus annuels moyens seront calculés différemment.
La CPAM ou la SSI reconstitue votre revenu annuel moyen à partir de vos chiffres d'affaires déclarés depuis le début de votre activité, puis proratise ce montant sur une année complète.
Exemple : Vous avez démarré votre activité il y a 18 mois avec un chiffre d'affaires total de 24 000€ (après abattement). Votre revenu annuel moyen sera de : (24 000€ / 18 mois) × 12 mois = 16 000€/an. Vous êtes donc largement au-dessus du seuil de 4 806€.
Soyons honnêtes : l'indemnité de congé paternité ne compensera qu'une fraction de votre manque à gagner réel.
Julien est développeur freelance. Il facture en moyenne 600€ par jour et décide de prendre ses 25 jours de congé paternité complets.
Ce qu'il perçoit : 65,84€/jour × 25 jours = 1 646€
Ce qu'il aurait pu facturer : 600€/jour × 25 jours = 15 000€
Manque à gagner : 15 000€ - 1 646€ = 13 354€
Sans compter les cotisations sociales qu'il continue de payer sur ses revenus habituels et qui ne sont pas compensées pendant son absence.
Pour limiter ce manque à gagner, la seule option est de souscrire une prévoyance complémentaire qui prévoit un maintien de revenu en cas d'arrêt d'activité.
Ces contrats, souvent proposés dans le cadre de la loi Madelin, permettent de percevoir une indemnité complémentaire qui s'ajoute aux 65,84€ de la Sécu. Le montant dépend des options choisies et de vos cotisations.
Chez Alan, on va plus loin : Notre assurance santé TNS est pensée pour les indépendants comme vous. Sans délai de carence, avec des remboursements instantanés et un chat médical disponible 7j/7. On s'occupe même de résilier votre ancienne mutuelle. Parce qu'en tant que freelance, vous avez déjà assez de paperasse à gérer.
Le congé paternité est un droit, pas un luxe. Mais quand on est indépendant, jongler entre démarches administratives, clients exigeants et préparation de l'arrivée de bébé peut vite devenir un casse-tête.
Vous avez droit à 25 jours pour accueillir votre enfant et créer des souvenirs irremplaçables. Ne laissez pas la complexité administrative vous en priver.
Chez Alan, on simplifie la vie des freelances : une assurance santé TNS sans prise de tête, souscrite en 5 minutes, avec des remboursements instantanés et zéro paperasse. Plus de 25 000 indépendants nous font déjà confiance.
Parce que votre temps est précieux, et qu'il y a des moments dans la vie où il vaut mieux le consacrer à ceux qu'on aime.
Alan, partenaire santé tout-en-un de plus de 700 000 membres !
25 000 entreprises de toutes tailles, des start-ups aux grandes entreprises, et des milliers d’indépendants font confiance à Alan pour leur protection santé.
Découvrez nos offres pensées pour vous, avec vous.
La durée est de 25 jours calendaires pour une naissance simple et de 32 jours pour une naissance multiple. Le congé se divise en 4 jours obligatoires (à prendre dès la naissance) et 21 jours facultatifs (fractionnables en trois blocs de 5 jours minimum, à prendre dans les 6 mois).
L'indemnité forfaitaire est de 65,84€ par jour au 1er janvier 2026. Ce montant suppose un revenu annuel moyen supérieur à 4 806€ sur les 3 dernières années. Si vos revenus sont inférieurs, l'indemnité est réduite à 10% du montant habituel, soit environ 6,58€ par jour.
La condition est de 6 mois d'affiliation à la Sécurité sociale au titre d'une activité indépendante, calculés à la date présumée de l'accouchement. Les 10 mois d'affiliation s'appliquent uniquement aux conjoints collaborateurs qui souhaitent percevoir une indemnité de remplacement.
Oui, cette seconde période de 21 jours peut être fractionnée en deux périodes d'au moins 5 jours consécutifs chacune. Cela vous permet de gérer vos contraintes professionnelles tout en profitant de l'intégralité de vos droits. Attention : tous les jours doivent être pris dans les 6 mois suivant la naissance.
Oui. Les indemnités journalières sont soumises à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (CSG à 6,2% et CRDS à 0,5%). Elles doivent être déclarées dans la catégorie des pensions et rentes lors de votre déclaration annuelle de revenus.
En cas d'hospitalisation du nouveau-né ou de la mère après l'accouchement, vous pouvez demander un aménagement ou un report de la seconde période du congé. Cette demande doit être faite sur présentation d'un certificat médical à votre CPAM ou à la SSI. Les indemnités restent dues pendant toute la durée du congé accordé.
Mis à jour le 20/03/2026
Publié le 20/03/2026
92% de nos membres déclarent être satisfaits ou très satisfaits par Alan (mai 2025).
