30% des femmes ménopausées souffrent de douleurs lors des rapports sexuels. 50% rapportent une baisse significative de leur désir sexuel. Ces chiffres révèlent une réalité encore trop taboue : le syndrome génito-urinaire de la ménopause touche une femme sur trois.
Le SGUM regroupe l'ensemble des symptômes génitaux, sexuels et urinaires causés par la baisse d'œstrogènes à la ménopause. Sécheresse vaginale, douleurs pendant les rapports, infections urinaires à répétition : ces manifestations ne disparaissent pas spontanément. Contrairement aux bouffées de chaleur qui s'atténuent avec le temps, le syndrome génito-urinaire s'aggrave si on ne le traite pas.
La bonne nouvelle ? Des solutions efficaces et validées médicalement existent pour retrouver votre confort et votre bien-être intime.


Sommaire
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Le terme "syndrome génito-urinaire de la ménopause" a remplacé en 2014 l'expression "atrophie vulvo-vaginale", jugée trop négative et réductrice. Ce changement de vocabulaire reflète une compréhension plus large du phénomène.
Le SGUM désigne l'ensemble des modifications et symptômes qui affectent la sphère génitale et urinaire suite à la diminution des œstrogènes. Cette baisse hormonale survient naturellement à la ménopause, mais peut aussi résulter d'une ménopause chirurgicale, de traitements contre le cancer (chimiothérapie, radiothérapie) ou de certaines hormonothérapies.
La prévalence varie selon les études : entre 36% et 90% des femmes ménopausées présentent au moins un symptôme. Pourtant, seules 10% reçoivent un traitement adapté. Cette sous-médicalisation s'explique par la difficulté à aborder ces questions intimes, même avec son médecin.
Les œstrogènes jouent un rôle fondamental dans la santé des tissus génitaux et urinaires. Ces hormones maintiennent l'élasticité, l'hydratation et la vascularisation de la vulve, du vagin et de la vessie.
À la ménopause, la chute brutale du taux d'œstrogènes entraîne plusieurs modifications physiologiques :
Au niveau des tissus. Les fibres de collagène fusionnent, les fibres d'élastine se fragmentent. Les tissus perdent leur souplesse et leur capacité à s'hydrater. L'épaisseur de la muqueuse vaginale diminue, la rendant plus fragile et sensible aux irritations.
Au niveau du microbiote. La production de glycogène diminue, ce qui réduit le nombre de lactobacilles protecteurs. Le pH vaginal augmente, passant de 4 (acide) à plus de 4,5. Ce changement crée un environnement favorable aux infections bactériennes et mycosiques.
Au niveau de la vascularisation. La diminution de l'afflux sanguin réduit la lubrification naturelle et la sensibilité.
Ces transformations ne sont pas une fatalité. Elles répondent à des traitements qui permettent de restaurer un équilibre satisfaisant.

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Le SGUM se manifeste par trois types de symptômes, qui peuvent apparaître isolément ou de façon combinée.
La sécheresse vaginale constitue le symptôme le plus fréquemment rapporté. Elle se manifeste par une sensation d'inconfort permanent, une gêne lors de la marche ou en position assise. Les tissus vulvaires et vaginaux deviennent plus fins, moins élastiques.
D'autres manifestations apparaissent :
L'impact sur la vie intime peut être majeur. La dyspareunie, terme médical désignant les douleurs pendant les rapports sexuels, touche 30% des femmes ménopausées. Ces douleurs, loin d'être "normales" ou inévitables, résultent de la perte d'élasticité et de lubrification.
La baisse du désir sexuel affecte environ 50% des femmes concernées. Cette diminution de la libido découle en partie des douleurs physiques, mais aussi des modifications hormonales directes.
Les rapports peuvent devenir sources d'appréhension, créant un cercle vicieux : l'anticipation de la douleur réduit l'excitation, qui diminue encore la lubrification naturelle. Ce cercle peut heureusement être rompu avec un traitement adapté.
La sphère urinaire subit également les conséquences de la carence en œstrogènes. Les tissus de la vessie et de l'urètre, qui possèdent de nombreux récepteurs aux œstrogènes, deviennent plus fragiles.
Les manifestations urinaires incluent :
Ces symptômes altèrent significativement la qualité de vie et justifient une prise en charge rapide. Contrairement aux bouffées de chaleur qui s'améliorent spontanément avec le temps, le SGUM suit une évolution progressive et chronique en l'absence de traitement.
La bonne nouvelle : le syndrome génito-urinaire de la ménopause se traite efficacement. Plusieurs options thérapeutiques, souvent complémentaires, permettent d'améliorer significativement les symptômes.
Les lubrifiants vaginaux
Ces produits s'utilisent ponctuellement, au moment des rapports sexuels. Ils réduisent immédiatement les frottements douloureux en créant une couche protectrice.
Privilégiez les lubrifiants à base d'eau avec une osmolarité inférieure à 380 mOsm/kg. Cette caractéristique technique garantit qu'ils n'irritent pas les muqueuses. Les lubrifiants à base de silicone offrent une alternative, particulièrement adaptée si vous recherchez une texture différente.
Évitez les produits parfumés ou contenant de la glycérine, qui peuvent favoriser les mycoses chez certaines femmes.
Les hydratants vaginaux
Contrairement aux lubrifiants, les hydratants s'utilisent régulièrement, 2 à 3 fois par semaine, indépendamment de l'activité sexuelle. Ils s'absorbent dans les tissus vaginaux et maintiennent l'hydratation sur plusieurs jours.
Beaucoup contiennent de l'acide hyaluronique, une molécule qui retient l'eau et favorise la réparation des tissus. Ils contribuent également à rééquilibrer le pH vaginal.
Les produits comme Replens, Mucogyne ou Hyalofemme montrent une efficacité cliniquement prouvée. Ces hydratants suffisent dans les formes légères à modérées du SGUM.
Les œstrogènes locaux
Lorsque les lubrifiants et hydratants n'apportent pas d'amélioration suffisante, les œstrogènes locaux constituent le traitement de référence. Disponibles sous plusieurs formes galéniques, ils restaurent la structure et la fonction des tissus génitaux.
Les crèmes vaginales (Colpotrophine, Gydrelle, Trophycrème) s'appliquent à l'aide d'un applicateur. Le schéma classique : une application quotidienne pendant deux semaines, puis un traitement d'entretien 1 à 3 fois par semaine.
Les ovules vaginaux (Colpotrophine, Trophigil) offrent une alternative pratique. Ils se dissolvent naturellement et libèrent progressivement les œstrogènes.
L'anneau vaginal (Estring) constitue une option à libération prolongée. Un seul anneau reste efficace pendant 90 jours, ce qui limite les manipulations.
L'efficacité se manifeste généralement en 2 à 4 semaines. Les doses utilisées sont très faibles et le passage dans le sang reste minime. Les taux d'œstrogènes circulants ne dépassent jamais les valeurs physiologiques de la ménopause.
Information importante : l'antécédent de cancer du sein n'est plus considéré comme une contre-indication absolue aux œstrogènes locaux à faible dose. Les données récentes sont rassurantes, bien que l'innocuité ne soit pas établie de façon définitive. Cette question nécessite une discussion personnalisée avec votre oncologue. Les traitements non hormonaux restent recommandés en première intention dans ce contexte.
La Prastérone (DHEA)
Les ovules de Prastérone (Intrarosa) représentent une alternative aux œstrogènes. Cette hormone précurseur se transforme localement en œstrogènes et en androgènes.
L'efficacité sur la dyspareunie et les troubles de la fonction sexuelle est démontrée. Le principal inconvénient : ce traitement n'est pas remboursé par l'Assurance maladie, ce qui peut représenter un coût significatif sur le long terme.
Les traitements pharmacologiques gagnent en efficacité lorsqu'ils s'accompagnent de modifications du quotidien.
Maintenir une activité sexuelle régulière
Cette recommandation repose sur une réalité physiologique : la stimulation mécanique favorise la vascularisation des tissus génitaux. Le flux sanguin apporte oxygène et nutriments, maintenant l'élasticité et la santé des muqueuses.
L'expression "le vagin ne s'use que si on ne s'en sert pas" traduit cette observation clinique. L'activité sexuelle, avec ou sans pénétration, stimule naturellement les tissus. En cas de douleurs, commencez par utiliser des lubrifiants adaptés pour rompre le cercle vicieux douleur-appréhension.
Pratiquer la rééducation périnéale
Les exercices de Kegel renforcent les muscles du périnée et améliorent la vascularisation de toute la zone pelvienne. Ces contractions volontaires, pratiquées 30 à 50 fois par jour, montrent des bénéfices sur le tonus vaginal, l'incontinence urinaire et même la qualité des sensations sexuelles.
Une sage-femme ou un kinésithérapeute spécialisé peut vous apprendre la technique correcte. Une fois maîtrisée, vous pourrez poursuivre ces exercices en autonomie.
Adapter vos habitudes d'hygiène
Certaines pratiques aggravent les symptômes :
Préférez une toilette externe à l'eau claire ou avec un savon doux au pH neutre. Portez des sous-vêtements en coton. Séchez bien la zone génitale après la toilette.
Boire suffisamment
Une bonne hydratation générale dilue les urines et prévient les infections urinaires. Visez environ 1,5 litre d'eau par jour, davantage en cas de chaleur ou d'activité physique.
Chez Alan, nous comprenons les besoins spécifiques des retraités. Le syndrome génito-urinaire de la ménopause nécessite un suivi régulier et des traitements qui peuvent représenter un budget.
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Le diagnostic repose principalement sur vos symptômes et le contexte de la ménopause. L'examen clinique permet d'évaluer l'état des tissus et d'écarter d'autres causes. Aucun examen complémentaire n'est nécessaire dans la majorité des cas.
Votre professionnel de santé vous proposera un traitement adapté à l'intensité de vos symptômes, à vos antécédents médicaux et à vos préférences. La communication ouverte facilite le choix de la solution la mieux adaptée à votre situation.
Le Dr Aïcha Diakité, médecin généraliste chez Alan, répond à toutes vos questions sur le syndrome génito-urinaire de la ménopause. Dans cette vidéo de 3 minutes, découvrez les symptômes, les causes et surtout les solutions concrètes pour retrouver votre confort intime.
🎥 Regarder la vidéo : SGUM, ce syndrome que personne n'ose nommer
Ce que vous découvrirez :
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause touche une femme sur trois, mais reste largement sous-diagnostiqué et sous-traité. Cette réalité résulte principalement du tabou qui entoure ces symptômes intimes.
Pourtant, il ne s'agit pas d'une fatalité liée à l'âge. Le SGUM est une conséquence directe de la carence en œstrogènes, et répond à des traitements efficaces et bien tolérés.
Les points essentiels :
Le bien-être intime impacte directement la qualité de vie, la confiance en soi et les relations affectives. Prendre soin de cette dimension de votre santé n'est pas un luxe, c'est une priorité légitime à tout âge.
Pour aller plus loin sur la santé des femmes après 60 ans, découvrez notre guide complet du bilan de santé pour seniors qui détaille les examens essentiels après la ménopause, ainsi que notre article sur le remboursement du frottis après 65 ans pour comprendre quand le dépistage gynécologique reste nécessaire.
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Non. Environ 27% à 50% des femmes ménopausées présentent des symptômes de syndrome génito-urinaire, bien que la prévalence soit diversement appréciée selon les études (entre 10% et 70%). Parmi elles, seule une sur trois en parle spontanément à son médecin. Cette sous-déclaration massive explique pourquoi seulement 10% des femmes concernées reçoivent un traitement adapté.
Non, et c'est une différence fondamentale. Les bouffées de chaleur s'atténuent généralement après quelques années. Le syndrome génito-urinaire suit l'évolution inverse : il s'aggrave progressivement en l'absence de traitement. Cette chronicité rend la prise en charge d'autant plus importante.
Oui. Les lubrifiants agissent immédiatement lors de leur utilisation. Les hydratants montrent une amélioration en quelques jours à quelques semaines d'utilisation régulière. Les œstrogènes locaux nécessitent généralement 2 à 4 semaines pour manifester leur plein effet. La plupart des femmes constatent une amélioration significative de leur confort dans ce délai.
Cette question nécessite une discussion approfondie avec votre oncologue. Les recommandations ont évolué : l'antécédent de cancer du sein n'est plus une contre-indication absolue aux œstrogènes locaux à faible dose. Les données récentes sont rassurantes concernant le risque de récidive, mais l'innocuité totale n'est pas établie de façon définitive. Les traitements non hormonaux (lubrifiants, hydratants) restent recommandés en première intention dans ce contexte.
Oui pour la majorité. Les consultations chez le gynécologue ou le médecin traitant sont remboursées à 70% par la Sécurité sociale dans le cadre du parcours de soins coordonnés. Les crèmes et ovules d'œstrogènes locaux sont également remboursés sur prescription. La Prastérone (DHEA) ne bénéficie pas de remboursement par l'Assurance maladie. Votre mutuelle complète ces remboursements selon vos garanties.
Le syndrome génito-urinaire est une affection chronique liée à la carence permanente en œstrogènes après la ménopause. La plupart des femmes nécessitent un traitement au long cours pour maintenir les bénéfices. Cependant, après amélioration, vous pourrez souvent espacer les applications (traitement d'entretien). Certaines femmes font des pauses thérapeutiques et reprennent le traitement uniquement en cas de récidive des symptômes. Cette décision se prend avec votre médecin en fonction de votre évolution.
Mis à jour le 05/03/2026
Publié le 05/03/2026
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