Vous mangez comme avant, mais les kilos s'installent ? Vous vous sentez fatiguée après les repas ? Vous n'êtes pas seule. Après 50 ans, le métabolisme de base chute naturellement, tandis que la résistance à l'insuline augmente chez de nombreuses femmes à la ménopause. Parallèlement, le microbiote intestinal se déséquilibre, favorisant l'inflammation et le stockage des graisses. Mais bonne nouvelle : des solutions nutritionnelles existent pour reprendre le contrôle. Kelly Dubray, nutritionniste chez Alan spécialisée dans l'accompagnement des femmes, nous dévoile son protocole en 3 axes pour relancer le métabolisme naturellement.


Sommaire
Vous recherchez une assurance santé ?
⛰️ Les 3 bouleversements après 50 ans :
💡 La solution en 3 axes :
🧠 Ce que vous allez découvrir :
Le métabolisme de base, aussi appelé métabolisme basal, désigne la quantité d'énergie que votre corps utilise au repos pour maintenir ses fonctions vitales. Respiration, circulation sanguine, régulation de la température corporelle, production de cellules : votre organisme brûle des calories même quand vous ne faites rien.
Cette dépense représente 60 à 75% de votre dépense énergétique quotidienne totale. C'est considérable. Le métabolisme varie d'une personne à l'autre selon plusieurs facteurs : l'âge, le sexe, la composition corporelle (ratio muscle-graisse), la génétique et les habitudes de vie.
On distingue généralement deux types de métabolisme. Les personnes avec un métabolisme rapide consomment l'énergie rapidement et stockent moins facilement les graisses. À l'inverse, celles qui ont un métabolisme lent brûlent moins de calories à effort égal et stockent plus facilement les excès.
Passé 50 ans, plusieurs changements s'opèrent dans votre organisme.
D'abord, le métabolisme de base diminue. Vous brûlez environ 200 calories de moins par jour qu'à 30 ans, sans rien changer à vos habitudes. Cela explique pourquoi le même régime alimentaire entraîne désormais une prise de poids.
Ensuite, la répartition des graisses se modifie. Avant la ménopause, le stockage est dit gynoïde : les graisses s'installent plutôt sur les hanches, les fesses et les cuisses. Après la ménopause, le stockage devient androïde, comme chez les hommes : les graisses se concentrent au niveau du ventre. Ce type de graisse viscérale est plus dangereux pour la santé cardiovasculaire.
Enfin, 30% des femmes développent une résistance à l'insuline à la ménopause. Cette hormone qui régule le taux de sucre dans le sang fonctionne moins bien. Résultat : votre corps stocke plus facilement les glucides sous forme de graisse. Parallèlement, le microbiote intestinal se déséquilibre, favorisant l'inflammation chronique et le stockage des graisses.
La ménopause constitue un véritable tournant métabolique. La chute des œstrogènes et de la progestérone impacte directement le métabolisme. Ces hormones féminines jouent un rôle crucial dans la régulation de la dépense énergétique et la répartition des graisses.
Autre phénomène : la sarcopénie, cette perte progressive de masse musculaire. À partir de 50 ans, vous perdez environ 1 à 2% de muscle par an. Ce taux s'accélère avec l'âge. Or, le muscle est un tissu énergivore. Moins vous avez de muscles, moins votre métabolisme de base est élevé.
La bonne nouvelle ? Ces changements ne sont pas une fatalité. En adoptant les bonnes stratégies nutritionnelles et un mode de vie adapté, vous pouvez relancer votre métabolisme et stabiliser votre poids.
Métabolisme lent ou rapide : quelle différence ?
Un métabolisme rapide signifie que votre corps utilise l'énergie rapidement. Vous brûlez plus de calories au repos et avez tendance à moins stocker les graisses. Un métabolisme lent implique l'inverse : votre corps économise l'énergie et stocke plus facilement. Cette différence dépend de votre génétique, mais aussi de votre masse musculaire, votre niveau d'activité physique, votre sommeil et votre alimentation.
Kelly Dubray, nutritionniste chez Alan spécialisée dans l'accompagnement nutritionnel des femmes, a développé un protocole structuré en 3 axes complémentaires. Ces stratégies ont été testées en consultation et s'appuient sur les dernières connaissances scientifiques.
Après 50 ans, stabiliser votre glycémie devient prioritaire. Pourquoi ? Parce que 30% des femmes développent une résistance à l'insuline à la ménopause. Cette résistance provoque des pics de glycémie suivis de chutes brutales. Vous ressentez alors des coups de fatigue, des fringales et votre corps stocke davantage.
Actions concrètes à mettre en place :
Privilégiez les aliments à index glycémique bas. Remplacez le pain blanc par du pain complet, le riz blanc par du riz complet ou du quinoa. Intégrez des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) à vos repas. Ces aliments libèrent le sucre progressivement dans le sang.
Structurez chaque repas autour de trois composantes : des protéines (viande, poisson, œufs, tofu), des fibres (légumes, céréales complètes) et des bonnes graisses (huile d'olive, avocat, oléagineux). Cette combinaison ralentit l'absorption des glucides et évite les pics de glycémie.
Limitez drastiquement les sucres rapides : sodas, jus de fruits industriels, pâtisseries, bonbons, confiture. Ces aliments provoquent des montagnes russes glycémiques qui épuisent votre pancréas et favorisent le stockage.
Réduisez également votre consommation d'alcool. L'alcool favorise le stockage de graisse abdominale et perturbe la régulation de la glycémie.
Aliments à privilégier vs à limiter :
| À privilégier | À limiter |
|---|---|
| Céréales complètes (riz complet, quinoa, pain complet) | Céréales raffinées (pain blanc, pâtes blanches, riz blanc) |
| Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) | Sodas et jus de fruits industriels |
| Légumes verts à volonté | Pâtisseries et viennoiseries |
| Protéines maigres (poisson, volaille, œufs) | Confiture et sucre blanc |
| Fruits entiers (2-3 portions/jour max) | Alcool |
| Huile d'olive, avocat, noix | Plats préparés riches en sucres cachés |
Votre microbiote intestinal, cet ensemble de bactéries qui peuplent vos intestins, joue un rôle majeur dans votre métabolisme. Un microbiote déséquilibré favorise l'inflammation chronique, perturbe la régulation de l'appétit et augmente le stockage des graisses.
Après 50 ans, la diversité du microbiote diminue naturellement. Il faut donc le nourrir activement.
Actions concrètes à mettre en place :
Intégrez des aliments fermentés à votre alimentation quotidienne. Le kéfir, le kombucha, la choucroute crue, le kimchi, le miso et les yaourts nature non sucrés apportent des probiotiques naturels. Ces bonnes bactéries colonisent votre intestin et rétablissent l'équilibre.
Consommez des fibres prébiotiques qui nourrissent vos bonnes bactéries. On les trouve dans l'ail, l'oignon, le poireau, l'asperge, la banane légèrement verte, les artichauts, les topinambours. Visez 25 à 30 grammes de fibres par jour.
Variez les sources de fibres. Légumes verts, fruits entiers avec leur peau, céréales complètes, légumineuses, graines de lin ou de chia : la diversité favorise la richesse du microbiote.
Mini-liste de courses microbiote-friendly :
Pour contrer la sarcopénie et relancer votre métabolisme, vous devez préserver et développer votre masse musculaire. Le muscle consomme beaucoup plus d'énergie que la graisse, même au repos.
Actions concrètes à mettre en place :
Pratiquez de la musculation ou des exercices de renforcement musculaire 2 à 3 fois par semaine minimum. Vous pouvez utiliser des poids, des élastiques ou simplement le poids de votre corps. Ciblez tous les groupes musculaires : jambes, bras, dos, abdominaux.
Augmentez vos apports en protéines. Après 50 ans, visez 1,2 à 1,5 gramme de protéines par kilo de poids corporel. Pour une femme de 65 kg, cela représente 78 à 98 grammes de protéines par jour. Répartissez ces apports sur les trois repas.
Commencez par transformer votre petit-déjeuner. Remplacez les tartines beurrées et la confiture par un petit-déjeuner protéiné : œufs brouillés, jambon blanc, yaourt grec nature, fromage blanc, saumon fumé. Les protéines au réveil stabilisent votre glycémie pour toute la matinée.
Exploitez la thermogenèse alimentaire. Certains aliments augmentent temporairement votre dépense énergétique. Le thé vert et le matcha grâce aux catéchines, le café grâce à la caféine, les épices comme le piment de Cayenne, le gingembre et le curcuma ont cet effet. Ajoutez une pincée de piment à vos plats ou buvez 2 à 3 tasses de thé vert par jour.
Augmentez votre NEAT (Non-Exercise Activity Thermogenesis), c'est-à-dire toutes les activités physiques hors sport structuré. Prenez les escaliers, marchez pendant vos appels téléphoniques, jardinez, faites le ménage activement. Ces petits mouvements cumulés sur une journée font une vraie différence.
Certaines erreurs sabotent vos efforts sans que vous le réalisiez.
Les régimes trop restrictifs sont votre pire ennemi. En mangeant trop peu, vous perdez du muscle plutôt que de la graisse. Votre métabolisme ralentit encore davantage. Puis, quand vous remangez normalement, vous reprenez plus de poids qu'avant : c'est l'effet yo-yo.
Sauter des repas semble une bonne idée pour réduire les calories, mais c'est contre-productif. Vous arrivez affamée au repas suivant et mangez trop vite, trop riche. Vos hormones de la faim se dérèglent.
Négliger les protéines au petit-déjeuner vous condamne à des fringales en milieu de matinée. Un petit-déjeuner sucré (tartines, viennoiseries, jus d'orange) provoque un pic de glycémie suivi d'une chute brutale. Vous cherchez alors du sucre pour compenser.
Consommer trop de produits light ou d'édulcorants perturbe votre microbiote et votre perception du goût sucré. Votre cerveau ne fait plus la différence entre vrai et faux sucre, ce qui augmente vos envies de sucré.
Sous-estimer l'importance du sommeil est une erreur majeure. Le manque de sommeil augmente la ghréline (hormone de la faim) et diminue la leptine (hormone de satiété). Vous avez plus faim et moins de signaux de satiété. Visez 7 à 8 heures de sommeil par nuit.
Petit-déjeuner protéiné (7h30)
Alternative : 200g de fromage blanc nature + 30g de flocons d'avoine + 1 poignée de fruits rouges + 1 cuillère à soupe d'amandes effilées
Déjeuner équilibré (12h30)
Alternative végétarienne : 200g de pois chiches rôtis + légumes + boulgour complet
Collation (si besoin, 16h30)
Alternative : 1 pomme + 2 carrés de chocolat noir 85%
Dîner léger (19h30)
Alternative : omelette aux légumes + salade verte
L'eau joue un rôle crucial dans l'activation du métabolisme. Visez 1,5 à 2 litres par jour. L'eau participe à toutes les réactions métaboliques de votre organisme.
Le thé vert et le matcha sont des alliés précieux. Ils contiennent des catéchines qui augmentent légèrement la dépense énergétique et favorisent l'utilisation des graisses comme source d'énergie. Consommez 2 à 3 tasses par jour, idéalement entre les repas.
Après 50 ans, certaines vitamines deviennent essentielles. La vitamine D, souvent déficitaire, joue un rôle dans le maintien de la masse musculaire et la régulation de l'insuline. Faites doser votre taux et supplémentez si nécessaire.
Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques, dont celles du métabolisme énergétique. On le trouve dans les oléagineux, le chocolat noir, les légumes verts et les céréales complètes. Une supplémentation peut être pertinente en cas de stress ou de fatigue.
Pour approfondir ce protocole, Kelly Dubray a créé une vidéo complète où elle détaille ses recommandations et répond aux questions les plus fréquentes. Forte de plusieurs années d'expérience en accompagnement nutritionnel des femmes, elle partage ses stratégies testées en consultation.
Dans cette vidéo, vous découvrirez :
Regarder la vidéo : Relancer le métabolisme après 50 ans avec Kelly Dubray
Relancer votre métabolisme après 50 ans n'est pas une guerre contre vous-même, mais une réconciliation avec votre physiologie. Les changements hormonaux, la perte musculaire et les modifications du microbiote sont réels, mais vous pouvez agir concrètement.
Le protocole en 3 axes vous donne les clés : stabiliser votre glycémie pour éviter les montagnes russes énergétiques, nourrir votre microbiote pour réduire l'inflammation, et relancer votre métabolisme de base en préservant votre masse musculaire.
Les bénéfices vont au-delà du chiffre sur la balance. Vous gagnerez en énergie, vous vous sentirez moins fatiguée après les repas, votre sommeil s'améliorera, votre concentration aussi. Vous préserverez votre santé cardiovasculaire et métabolique sur le long terme.
Commencez progressivement. Choisissez un axe pour débuter, intégrez ces nouvelles habitudes pendant 2 à 3 semaines, puis ajoutez le suivant. La régularité prime sur la perfection.
Alan est bien plus qu'une assurance santé. Nous sommes votre partenaire santé au quotidien, avec une approche globale qui combine prévention, accompagnement et soin.
Notre équipe de professionnels de santé, dont Kelly Dubray fait partie, crée des contenus et des programmes pour vous aider à prendre soin de vous. Parce que votre santé mérite le meilleur accompagnement.
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Contrairement aux idées reçues, le métabolisme reste stable entre 20 et 60 ans. C'est ce qu'a révélé une étude majeure publiée dans la revue Science en 2021. La prise de poids après 50 ans est davantage liée à la perte de masse musculaire (sarcopénie), aux changements hormonaux et à la diminution de l'activité physique qu'à un ralentissement métabolique pur.
Les premiers effets se font sentir rapidement. Vous gagnerez en énergie et ressentirez moins de fatigue après les repas dès les 2 premières semaines en stabilisant votre glycémie. La stabilisation du poids prend généralement 4 à 8 semaines. La reconstruction de masse musculaire demande 2 à 3 mois d'efforts réguliers en musculation. Soyez patiente et régulière.
L'activité physique, et surtout la musculation, reste le levier le plus efficace pour relancer le métabolisme. Cependant, vous pouvez agir sur d'autres facteurs : augmenter vos apports en protéines, améliorer la qualité de votre sommeil, gérer votre stress, consommer des aliments thermogéniques (thé vert, épices), augmenter votre NEAT (activités quotidiennes). Ces actions combinées donnent des résultats, même sans sport structuré.
La priorité reste toujours l'alimentation. Néanmoins, certains compléments peuvent aider : la vitamine D en cas de déficit avéré, le magnésium si vous êtes stressée ou fatiguée, les probiotiques pour soutenir votre microbiote. Parlez-en à votre médecin ou à un nutritionniste avant de vous complémenter. Évitez les brûleurs de graisse miracles qui ne fonctionnent pas sur le long terme.
Non, absolument pas. La ménopause rend la gestion du poids plus complexe en raison des changements hormonaux, mais pas impossible. En adaptant votre alimentation (protocole en 3 axes), en préservant votre masse musculaire par la musculation et en soignant votre sommeil, vous pouvez stabiliser votre poids et même mincir. La clé est la régularité et la patience.
Pas nécessairement moins, mais mieux. Votre métabolisme de base diminue légèrement (200 à 300 calories par jour), mais manger trop peu ralentit encore davantage votre métabolisme et favorise la perte musculaire. L'objectif est de manger des aliments nutritifs et denses (protéines, fibres, bonnes graisses) plutôt que de simplement réduire les quantités.
Les recommandations pour les femmes de plus de 50 ans sont de 1,0 à 1,2 g/kg selon les recommandations officielles, jusqu'à 1,5 g/kg selon certains experts. Pour une femme de 65 kg, cela représente 78 à 98 grammes par jour. Répartissez ces apports sur les trois repas principaux (environ 25 à 30g par repas) pour optimiser la synthèse musculaire.
Le jeûne intermittent peut fonctionner pour certaines femmes, mais il n'est pas adapté à toutes, surtout après 50 ans. Il peut augmenter le stress hormonal (cortisol) et favoriser la perte musculaire si les apports en protéines sont insuffisants. Si vous souhaitez l'essayer, faites-le sous supervision d'un professionnel et veillez à maintenir vos apports protéiques.
Mis à jour le 24/02/2026
Publié le 24/02/2026
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